Quand l’heure de la cessation d’activité arrive, le chef d’entreprise commence à se préoccuper des ressources dont il disposera quand il aura le statut de retraité.

La retraite, cela se prépare

En parallèle de la retraite de base, le législateur a incité les professionnels de tous les secteurs à se constituer une retraite complémentaire. Mais au final, êtes-vous certain d’avoir « fait le plein » de tous vos droits ? Quelle part du montant de cession de votre entreprise devrez-vous consacrer à un complément de retraite ?

Établir un bilan « retraite »

La génération qui cesse son activité a été concernée par une activité multiple. Par conséquent, les chefs d’entreprises de la génération 1955-1965 ont sans doute validé des droits dans de nombreux régimes et statuts différents. De plus, ils ont, pour beaucoup, effectué leur service national, connu des périodes de travail durant leurs études ou démarré leur carrière sous un statut d’aide-familial, d’apprenti ou validé des périodes de stages.

Cette multiplicité de situations doit vous inciter à effectuer une recherche approfondie de toutes ces périodes. Il est également important de vérifier que ces périodes sont reprises dans votre relevé de carrière (le RIS). C’est d’autant plus vrai que vous avez exercé une activité dans des départements ou des régimes différents.

Exemple :

« Originaire des Hauts-de-France, durant mes études, j’ai effectué des stages dans le Pas-de-Calais puis j’ai eu une période salariée de 6 mois dans l’Yonne. J’ai bénéficié d’un report à la fin de mes études pour effectuer mon Service National. Celui-ci a été effectué en régiment, dans le Maine et Loire puis dans les Ardennes. Embauché en Eure-et-Loir, j’ai été rattaché dans un premier temps à la MSA d’Eure-et-Loir, devenue MSA Beauce Cœur de Loire. Muté au siège social à Paris, j’ai été rattaché à l’URSSAF d’Île de France. Revenu en région Centre, j’ai été affilié au régime général puis de nouveau à la MSA… Installé depuis 1990 à titre indépendant dans la Sarthe, j’ai connu les différentes formes du régime des indépendants jusqu’à aujourd’hui. En parallèle, j’ai exercé un mandat électif local pour lequel j’ai cotisé auprès de l’IRCANTEC durant 12 ans. L’un de mes employeurs avait cotisé à un régime complémentaire « cadres ». J’ai moi-même cotisé sur un contrat de type MADELIN. »

Ce récit est loin d’être anecdotique, il reflète simplement un parcours de vie professionnel qui est de plus en plus courant.

Ainsi, le « Bilan Retraite » a pour premier objectif d’identifier toutes ces périodes, de vérifier qu’elles ont été prises en compte et validées.

NOTA : « La validation de trimestres est au moins aussi importante que la validation de droits », nous confie un de nos consultants en patrimoine - Prévoyance.

Dans la pratique, il s’agit d’effectuer une reconstitution de retraite, d’identifier les éventuelles anomalies et donner ainsi les moyens de déterminer avec précision la date optimale de cession de l’entreprise et donc, la date de départ en retraite.

 

Optimiser les droits

L’optimisation des droits sera basée sur la consolidation. A ce stade, il est aussi important d’examiner les droits du conjoint pour mieux appréhender les conséquences d’une éventuelle réversion ou simplement de choisir l’option la plus adaptée. En fonction du temps qui reste avant ce « changement de statut », il convient d’examiner les possibilités d’optimisation. Cela peut passer par des versements complémentaires, une politique d’épargne volontaire ou encore une diversification de type immobilière.

Cela se calcule, cela se mesure, il n’y a en effet pas de réponse unique car la situation du couple, le niveau de sa fiscalité vont être pris en compte avant de décider.

 

« Liquider » ses droits

Ce n’est qu’après avoir réalisé l’inventaire complet que la décision sera prise. La question centrale reste le niveau de ressources que vous souhaitez. Selon une étude récente (1) les « retraités » ont un niveau de ressources moyen sensiblement supérieur à ce qu’il était lors de leur période d’activité. Quoi qu’il en soit, chaque situation doit être appréhendée avec une attention toute particulière ; une fois encore, parce que la situation de chacun ne ressemble pas à celle de « son voisin ».

Vient ensuite le temps des démarches administratives. Même si d’importants efforts ont été faits pour organiser des « guichets uniques », la crainte est de ne pas pouvoir appréhender avec justesse et sérénité cette phase de relations avec nos administrations.

Un accompagnement spécifique est possible ; autant pour préparer les rendez-vous que pour faire l’inventaire des pièces justificatives à fournir. Et donc les réunir… Une fois les contacts établis, vous pourrez disposer d’une estimation de vos droits et valider définitivement la date de liquidation de vos droits.

Savez-vous que 70% des retraités ne touchent pas la totalité de ce à quoi ils ont droit ? 

Aussi incroyable que cela paraisse, l’exemple que nous avons cité plus haut n’est pas aussi rare que cela…

Notre ambition est de vous épauler pour réaliser avec vous et pour vous, l’ensemble des démarches qui aboutiront au versement de vos prestations retraite.

Fort d’une expérience affirmée dans l’accompagnement, nos consultants et partenaires adoptent une approche globale et complète de vos droits et de votre situation.

Pour toute question, écrivez à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

(1) Etude France Stratégie, mai 2020 - Lire aussi l’article de 2019 publié par LCI

 

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