Le rapport annuel de l’assurance maladie examine les données des accidents survenus dans les entreprises et lors des trajets domicile/travail. La fin du chômage partiel et la sortie de la crise sanitaire n’ont pas pesé sur le nombre d’accidents, bien au contraire.
Avec la fin de ces deux paramètres (liés entre eux), l’assurance maladie anticipait un « retour » des chiffres à leur niveau « d’avant », c’est-à-dire ceux de 2019. Or, il n’en est rien, les déclarations des entreprises montrent au contraire une certaine stabilité, voire un léger repli.
Concernant les accidents mortels, leur nombre reste stable à 738 accidents reconnus, comparable au chiffre de 2019. On ne peut que s’en réjouir.
Des chiffres fortement en baisse en 2022
- Près de 7% d’accidents du travail en moins entre 2022 et 2021 (564 189).
- Maladies professionnelles, en baisse également, -6,4% (44 217) ;
- Dont une grande majorité de troubles musculo squelettiques (TMS) à 38 286 cas.
- Les accidents de trajets restent très stables avec +0,20% (89 483 sur 2022).
Les services de l’assurance maladie s’interrogent sur l’évolution de ces chiffres qu’elle juge « atypique ».
Accidents du travail, dans quelles entreprises ?
Bien que cela soit surprenant, les activités de la santé, du nettoyage et du travail temporaire sont en 1e place pour le nombre d’AT (29 % des AT en 2022).
En 2e position, c’est le secteur de l’alimentation (17 %), suivi du transport (15 %.
Le BTP, quant à lui, se place en 4e position (14 %).
Et les accidents de trajets ?
Avec le relâchement et le retour à « 90 km/h » sur certains axes, on pouvait s’attendre à une hausse de cette sinistralité. Il n’en est rien ; leur nombre (13 % des accidents déclarés) reste stable à un peu plus de 3 000 cas.
Ce chiffre est corroboré par la Prévention Routière.
Zoom sur, les maladies psychiques
Bien que limité, leur nombre augmente pourtant. Ce type d’affection atteint 1 814 cas en 2022. Mais ce qui inquiète c’est que leur nombre est en constante augmentation.
Que faire ?
La prévention n’est sans doute pas étrangère au fait que certaines affections restent stables, voire diminuent. Quoiqu’il en soit, anticiper les risques est encore le meilleur moyen d’en limier leur arrivée.
Posez-vous la question suivante ; « la rédaction de mon document unique et sa mise à jour, ne serait-elle pas liée à ma prise de conscience et à (petit) changement d’habitudes de mon salarié ? ».






